Paul Lincke (1866-1946)

Peu connu en France, Paul Lincke est une véritable institution en Allemagne où beaucoup de concerts de musique légère se terminent presque inévitablement par la marche « Berliner Luft » qui est aussi célèbre outre-Rhin que la « Marche de Radetzky » à Vienne ou le « French-Cancan » à Paris. Cette marche généralement reprise par le public, avec section chantée ou sifflée, est tirée de son plus grand succès Frau Luna. Cette opérette, tout comme Lysistrata ou Gri-Gri ont été traduites et jouées à Paris au début du XXe siècle. Sa notoriété est telle qu’il peut être considéré comme le « père de l’opérette berlinoise ». (1)

─ Ses débuts

C’est à Berlin que naît, le 7 novembre 1866, Carl Emil Paul Lincke, deuxième des trois enfants d’un magistrat qui joue également du violon dans de petits orchestres ; mais le père décède du choléra alors que Paul n’a que cinq ans. Par la suite, au jugé de ses aptitudes musicales, sa mère le destine à la musique militaire. Après ses études secondaires, il devient bassoniste à la Wittenberger Stadtmusikkapelle où il s’initie au cor, aux tambours, au piano et au violon. Cependant c’est seul qu’il étudie la composition. Bientôt, préférant la variété à la carrière militaire, il est engagé en 1884 comme bassoniste au Théâtre Central de Berlin
Après le Theatre Central, où il ne reste qu’un an, il se produit dans divers théâtres de la capitale où il acquiert une grande expérience dans la musique de danse, compose des chansons pour les vedettes à la mode, et fait représenter sa première véritable opérette :

VenusVénus auf Erden (Vénus sur Terre)
Cet acte composé sur un livret de Heinz Bolten-Bäckers, qui sera le librettiste habituel de Lincke, est créé avec succès en 1897 à l’Apollo Theater. L’inspiration est viennoise, juxtaposant mélodies sentimentales et rythmes très entraînants. Il en reste une belle valse, « Venus, steig’ hernieder », et une ouverture qui est toujours jouée et enregistrée. (2) On peut dire que cet ouvrage, de style revue, inaugure ce que l’on appelle l’opérette berlinoise.
Lincke est aussitôt invité en France pour diriger l’orchestre des Folies Bergère, music hall où il exerce deux saisons. Il en reste diverses chansons : « Le régiment en marche » créée par Polin, « Sympathique ! » et « Le mariage aux oiseaux » chantés par Fragson… et une de ses plus célèbres marches, « Folies Bergère ». De retour à Berlin il fait représenter ce qui restera son plus grand succès :

─ Frau Luna

Depuis les romans de Jules Verne et surtout Le Voyage dans la Lune, une féerie d’Offenbach ayant eu un grand succès en Allemagne, la Lune a inspiré bien des musiciens. Pour la Frau Luna, nous retrouvons Bolten-Bäckers, associé à Hans Brennecke, comme librettistes de cette « fantaisie burlesque ». D’abord créée en un acte le 2 mai 1899 à l’Apollo-Theater de Berlin, elle sera élargie en deux actes en 1922 ; c’est celle-ci que nous présentons.

Acte I.

Depuis la fenêtre de sa mansarde, à Berlin, le mécanicien Fritz Steppke aime rêvasser en regardant la Lune. Il est fiancé avecFrau Luna 1 Marie, la nièce de sa logeuse, Madame Pusebach, mais celle-ci, suite à une querelle, menace de rompre les fiançailles avec le rentier Pannecke. Il est vrai qu’elle se méfie des hommes depuis qu’elle a été abandonnée par un nommé Théophile qui la courtisait. Échaudée, elle surveille de près son nouveau fiancé.
Cependant Fritz envisage sérieusement de se rendre sur la Lune et pour cela, il a construit un ballon. Lorsque l’astre se lève, il y embarque avec un ami, Lämmermeier, et Pannecke suivis par Madame Pusebach qui parvient à s’accrocher à la nacelle au dernier moment. Quant à Marie, elle ne peut que rester sur Terre.
Au tableau suivant, nos quatre héros débarquent sur le sol Lunaire, étonnés que les conditions de vie ne sont guère différentes de celles sur Terre. Madame Pusebach est toute bouleversée de retrouver Théophile, un fonctionnaire responsable des levers et des couchers de Lune. Il est désormais amoureux de Stella, la riche femme de chambre de la reine, Frau Luna, même s‘il est criblé de dettes. Afin de contourner ce handicap, il promet son aide au prince Sternschuppe qui aimerait épouser Frau Luna. Pour se sortir de la rencontre gênante avec Madame Pusebach, il fait arrêter les Terriens qui ne tardent pas à regretter l’air de Berlin.

Acte II.

Dans une salle d’apparat du palais royal, Frau Luna accueille avec magnificence divers astres dont Mars et Vénus. Le prince Sterschuppe lui renouvelle une demande en mariage à nouveau refusée. La reine désire ensuite voir les Terriens ; elle est aussitôt séduite par Fritz auquel elle veut faire oublier la Terre. Sternschuppe ayant appris que Fritz a une fiancée, décide de la faire venir sur la Lune. Lorsque Frau Luna veut embrasser Fritz, celui-ci entend le chant de Marie et se précipite dans ses bras. De dépit, Frau Luna accorde sa main au prince. Quant aux Terriens, ils se réjouissent de retrouver Berlin où il fait si bon vivre. Ainsi l’aventure se termine au mieux. Mais tout cela était-il bien vrai ou simplement un rêve né de l’imagination fertile de Fritz assoupi devant la fenêtre de sa mansarde ?

La création

Cette fantaisie, qui s’accorde parfaitement à la mentalité berlinoise de l’époque, connaît aussitôt un énorme succès (600 représentations). Lincke raconte : « Avec ma Frau Luna, j’ai apporté des rythmes entraînants et en ai fait un élément authentiquement berlinois de la scène, quelque chose de l’esprit berlinois entreprenant et désinvolte. » (3)
La partition est assez éclectique avec de jolies mélodies comme « Schloesser Die im Monde Liegen », un ballet, une agréable « Luna-Waltz », des pages plus populaires comme la valse « O Theophile », « Rund is die Welt »… et surtout la célébrissime marche « Das ist die Berliner Luft » (C’est l’air de Berlin), marche qui n’a rien de martial mais que tout le monde reprend en chœur, avec cette tradition particulière que pendant ce morceau le chef d’orchestre reste les bras ballants.

« Das ist die Berliner Luft Ja, ja, ja
Das ist die Berliner Luft Luft, Luft, Luft
So mit ihrem holden Duft, Duft, Duft,
wo nur selten was verpufft, pufft, pufft,
in dem Duft, Duft, Duft, dieser Lutf, Luft, Luft…“

En fait, cette marche date de 1904 et faisait partie d’un autre spectacle intitulé Berliner Luft ; elle a été ensuite incorporée, avec d’autres morceaux, dans la version élargie de Frau Luna.

Frau Luna 2


La version parisienne est donnée dans une traduction de Lémon et de Marsan à l’Olympia à partir du 6 mai 1904. Bien mise en scène, en 6 tableaux, elle connaît une certaine réussite et se joue pendant près d’un mois.

Une suite de succès

Im Reich des IndraIm Reiche des Indra
La même année que Frau Luna, Lincke compose Im Reiche des Indra (Au Royaume d’Indra), opérette en deux actes, des mêmes librettistes, dont l’action se déroule dans le royaume imaginaire de Muckipur, quelque part en Inde.
Le père de Sita a marié sa fille avec le roi car il est très riche, mais le mariage n’a pas été consommé. L’enseigne Bhimo est épris de la reine à laquelle il veut offrir une sérénade mais, craignant la colère du roi qui a appris ses intentions, il prend le large ; cependant il entretient toujours une relation secrète avec Sita. Survient un journaliste berlinois, Gustave Steinbock, qui rencontre Bhimo et espère en tirer un article intéressant pour son journal, avec des photos épicées qui feront scandale. Il est aussi question d’un projet de guerre avec les Amazones et d’une bague magique capable d’échapper aux dangers, bague que Gustave remet à la reine avant son retour à Berlin. Le roi possédant la même bague, la réunion des deux anneaux permet au couple royal de trouver le bonheur ensemble.

Créée le 18 décembre 1899 à Berlin, cette opérette-revue est également très bien accueillie. On peut en retenir l’ouverture et l’air pour baryton « Es war einmal ». Fräulein Loreley

Nous sommes à nouveau dans la fantaisie avec cette opérette en un acte datant du 15 octobre 1900. Parmi les morceaux célèbres : l’ouverture, la valse, les couplets « Zahnradbahn » et surtout une marche très entraînante « Vater Rhein » .

Lysistrata

Cette opérette en deux actes fait partie, avec Frau Luna et Im Reiche des Indra, des plus grands succès de Lincke. Elle s’inspire de Lysistrata, une comédie d’Aristophane (411 av. JC) Ce sujet, accommodé au goût moderne et avec beaucoup de fantaisie, avait été repris par Maurice Donnay dans une comédie donnée au Grand-Théâtre de Paris en 1892, pièce à l’origine de l’opérette de Lincke.
Nous sommes à Athènes, ville en guerre contre sa rivale, Sparte. Le généralissime et ridicule Themistokles commande l’armée. Afin de contraindre les belligérants à déposer les armes, son épouse, Lysistrata, a juré, ainsi que les Athéniennes, de se refuser à leurs maris jusqu’à la proclamation de la paix. Évidemment Lysistrata est la première à trahir son serment en tombant amoureuse de Leonidas, un beau lieutenant spartiate fait prisonnier

L’opérette, qui s’apparente au style de La Belle Hélène, est riche en anachronismes amusants ; ainsi les officiers prussiens y unnamedcôtoient les belles athéniennes ! La partition comprend beaucoup de morceaux agréables : l’ouverture et le chœur d’entrée, le duo-valse, le ballet « Phryne und Adonis »… mais la perle de l’œuvre est une gavotte chantée par un trio féminin (Lysistrata, Chrysis, Bacchys et chœur féminin), « L’Idylle des vers luisants ». Ce morceau a tant de succès que la grande ballerine Anna Pavlova décide de le mettre à son répertoire dans une version élargie, aujourd’hui connue sous le nom de « Gavotte Pavlova ».
Créée le 31 mars 1902 à l’Apollo Theater de Berlin Lysistrata connaît aussitôt un énorme succès qui gagne l’Autriche, l’Angleterre et les États-Unis.
En France, adaptée par Paul-Louis Flers, elle est jouée pendant deux mois au Moulin Rouge, du 15 avril au 18 juin 1904, avec pour interprète principale, Germaine Gallois, entourée de Xavière de Leka, Jane Yannick, Sulbac, Fernand Frey… Le livret a été complètement remanié avec ajouts de tableaux et d’airs nouveaux pour un résultat spectaculaire :
« Un effet de vers luisant dans la maison de Lysistrata est absolument magique et le quatuor, chanté pendant que les vers luisants scintillent, est peut-être le plus joli morceau de la partition. Quant aux tableaux vivants, ils constituent le dernier mot de l’art. La Coupe Étrusque, La Marchande d’Amour, les Joueuses d’Osselets, l’Isis, Jupiter et la Colonne de Jade, le temple de Bacchus… suscitent des murmures d’admiration (également destinés à) Germaine Gallois dans le rôle principal. Pour qui se souvient de son triomphe à la Gaîté, dans La Mascotte, il est facile de s’imaginer le triomphe que les spectateurs lui ont réservé ».(4)

Des succès moindres

siamois

Nakiris 1Nakiris Hochzeit, (Le Mariage de Nakiris ou L’Étoile du Siam<), cette opérette est donnée la même année que Lysistrata, le 6 novembre 1902 à l’Apollo. Deux morceaux sont restés célèbres : la mélodie « Ob du mich Liebst » et la « Siamesische Watchparade » qui par la suite est devenu une pièce caractéristique souvent reprise au concert.

Deux autres ouvrages aujourd’hui bien oubliés :Am Hochzeitsabend, « Soir de noces », un acte donné à Cologne en 1903 et Princess Rosine, opérette en 2 actes créée le 18 novembre 1905 à l’Apollo dont seule la douce mélodie « Rosen, Tulpen, Nelken» a survécu.

Un musicien incontournable

Ses succès ont fait de Lincke un musicien incontournable de la vie berlinoise si bien qu’en 1908, il devient chef d’orchestre et compositeur à l’Opéra Comique de Berlin où il attache son nom à des revues spectaculaires : Donnerwette, tadellos (1908), Halloh ! Die grosse Revue (1909)… Dans un article paru dans la revue Opérette (n° 49, octobre 1983) Robert Pourvoyeur s’était penché sur le style de la musique de Paul Lincke :
« Si son œuvre manque de cette élégance cultivée des Viennois de la grande époque, tout comme des finesses harmoniques de contemporains comme Messager, Lehár , Straus, ou encore de cet art de construire des grands ensembles ou des finales comme chez Offenbach, en revanche tout cela est compensé par une incroyable abondance en trouvailles mélodiques, les unes plus originales que les autres. Sa musique nous restitue fidèlement le caractère des citoyens de son cher Berlin, alternativement amicaux et brutaux, affables et impertinents. Lincke devient si populaire que dans le « Berliner Zeitung » , journal des plus sérieux, on peut lire :  Lincke peut être considéré comme l’Allemand le plus populaire après Bismarck. »

Désormais très occupé par l’Opéra Comique et les représentations de ses ouvrages en province ou même à l’étranger, Lincke espace ses créations.

Les derniers ouvrages

Gri-Gri

De cette opérette en 3 actes, nettement postérieure aux précédentes puisque créée le 25 mars 1911 à l’Opéra Comique deGri Gri Cologne, retenons l’énergique ouverture, la valse « Gri-Gri » et les airs « Die kleine barmaid » et « Vive l’amour ». L’ouvrage connaît un grand succès et gagne rapidement les scènes étrangères.
Dans l’adaptation française de Jules Chancel et Henriot, il fait pendant deux mois les beaux soirs de la Gaîté Rochechouart à partir du 4 décembre 1924.
Un jeune consul français, Gaston Deligny, épouse, un jour « de cafard », Gri-Gri, une princesse exotique étonnamment blanche, bien que la fille d’un roi nègre. Cependant, lors de son retour en France, il oublie de l’emmener. Gri-Gri décide de le rejoindre mais elle arrive le jour où Gaston épouse Jeanne, la nièce du ministre des colonies. Gri-Gri s’en accommoderait, comme il est de bon ton en Afrique, mais la mère de Jeanne, femme tyrannique, ne l’entend pas ainsi. Finalement tout s’arrange quand Jeanne se fait enlever par un sien cousin et que la mère trouve elle aussi un époux. Gaston découvre alors qu’il est vraiment attaché à Gri-Gri.

La pièce, très drôle et dont l’intérêt se renouvelle sans arrêt, est interprétée par Mme Nette-Ferrari, transfuge de l’Opéra-Comique, et Léon Élain dans les rôles principaux. Les autres acteurs, Bever en roi nègre, le comique Serjius, Paul Faivre et Ginia Barty en domestiques ou Yvonne Yma en incandescente belle-mère apportent également leur talent à la réussite de la pièce.

Casanova : créée au théâtre de Chemnitz le 5 novembre 1914, l’opérette en 3 actes met en scène les aventures du célèbre séducteur après son évasion des geôles vénitiennes. (Une seconde version appelée Der König der Liebe sera donnée à Dresde en 1931). La partition comprend à nouveau une ouverture très soignée, une belle valse ainsi qu’une marche entraînante et une mélodie qui connaît un grand succès : « Isola bella ».
Ein Liebestraum : la dernière opérette de Lincke date de 1940 et a vu les feux de la scène à Hambourg. Retenons-en l’ouverture et deux airs : « Ein Libestraum ist doch der schöneste traum » et « Liebe kleine Taube ».

Épilogue

Le nom de Paul Lincke est également associé à de nombreuses autres compositions parmi lesquelles : les valses «  Mein Juwel », « Hochzeitreigen », « O Frühling, wie bist du so schön »… les marches « Von Rhein der Vein » « Schutzmannmarsch », « Märkische Heide »… les mélodies « Gigelkönigin », « Die Liebe kam von Märchenland », l’aimable « Geburtstagsständchen » (Sérénade d’anniversaire), « Capri Serenade »… et deux ballets : « Unter dun Linden » (1896 à Berlin) et « Champagner-Visionen » (1911 à Darmstadt).

Dans les années 30, Lincke n’a rien perdu de sa popularité et est même fêté par le régime nazi qui, en 1937, le décore de la médaille d’argent d’honneur de la ville de Berlin. Malgré le début de la guerre, et son âge avancé, il continue à diriger lui même ses œuvres. En 1943, il se rend à Marienbad, en Bohème, pour des représentations de Frau Luna. Au même moment sa demeure berlinoise, ainsi que celle de son éditeur sont bombardées.
Paul Lincke ne reviendra jamais à Berlin, même après la fin de la guerre, sa demande ayant été refusée. Avec sa gouvernante, à son service depuis 35 ans, il s’installe d’abord à Arzberg, en Bavière, puis, sa santé s’aggravant à cause du climat, il déménage à Hahnenklee, en Basse-Saxe où il décède peu après, le 3 septembre 1946. Sa tombe est toujours visible dans ce village.

Bernard Crétel

NOTES
(1) Parmi ses successeurs, on peut citer : Léon Jessel (1871-1942), Walter Kollo (1878-1940) et son fils Willi Kollo (1904-1988), Jean Gilbert (1879-1942), Eduard Künneke (1881-1953), Theo Mackeben (1897-1953), Will Meisel (1897-1967), Gerhard Winkler (1906-1977) Franz Grothe (1908-1982) ou Friedrich Schröder (1910-1972).
(2) Il est possible d’écouter sur Youtube un grand nombre d’ouvertures, marches, valses ou mélodies de Lincke.
(3) En 1941, Frau Luna a fait l’objet d’un film réalisé par Theo Lingen avec Lizzi Waldmüller, Irene von Meyendorf et Georg Alexander.
(4) Extrait d’un article du livre « Moulin Rouge » de Jacques Pessis et Jacques Crépineau (éd. Hermé)

— Références
Vous retrouverez Paul Lincke dans “Opérette” n° 49, 180 & 205. Si l’un de ces articles vous intéresse, vous pouvez le consulter en allant sur notre page “Anciens numéros”

— Œuvres lyriques
Légende : opé = opérette, v = vaudeville, cm = comédie musicale, vf = version française, vo = version originale
Le chiffre indique le nombre d’actes.

Œuvres représentées en français

Création Titre Auteurs Nature Lieu de la création
1904
6 avr
Lysistrata Flers (Paul Louis) opé 2 Paris, Moulin-Rouge
1904
6 mai
Madame la Lune
[Frau Luna]
Lémon (Fabrice), Marsan (Maurice de) opé 1 Paris, Olympia
vo: Berlin 1899
1913
14 fév
Grigri (ou Cri-Cri) Graef (Antoine de) opé 3 Anvers, Scala
vo: Cologne 1911
2° vf: Paris 1924
1924
4 déc
Grigri (ou Cri-Cri) Chancel (Jules), Henriot opé 3 Paris, Gaîté-Rochechouart
vo: Cologne 1911
1° vf : Anvers 1913

Versions originales ou œuvres non représentées en français

Création Titre Auteurs Nature Lieu de la création
1895 Verkehrte Welt Bolten-Baeckers (Heinz) sing Berlin
1896 Spree-Amazone (Der) Senefeld (A.) [1] Berlin
1896 Unter den Linden Jacobson (Benno) [2] Berlin
1896 Deutsche Michel (Der) Kneisel (Rudolf) [3] Berlin
1897
6 juin
Venus auf Erden Bolten-Baeckers (Heinz) parod opé 3 Berlin, Apollotheater [Vienne, Danzers Orpheum 30 oct 1900]
1897 Eine lustige Spreewaldfahrt Schmasov (Alfred) burlesque Berlin
1897 Ain Abenteuer im Harem Bolten-Baeckers (Heinz) sing Berlin
1899
18 déc
Im Reiche des Indra Bolten-Baeckers (Heinz), Brennecke (Hans), Ely (Leopold) opé 1/3 Berlin, Apollotheater
1899
31 déc
Frau Luna
[Madame la Lune]
Bolten-Baeckers (Heinz) opé 2 Berlin, Apollotheater
vf: Paris 1904
1900
15 oct
Fräulein Loreley Bolten-Baeckers (Heinz) opé Berlin, Apollotheater
1902
1° avr
Lysistrata Bolten-Baeckers (Heinz) opé 2 Berlin, Apollotheater
vf : ? 1904
1902
6 nov
Nakiris Hochzeit, oder Der Stern von Siam Bolten-Baeckers (Heinz) opé 2 Berlin, Apollotheater
1902 Im Riesengebirge Moser (Gustav von), Lehnhardt (Paul) [1] Berlin
1903 Am Hochzeitsabend Bolten-Baeckers (Heinz) ope 1 Cologne
1904
28 avr
Berliner Luft Jacobson (Benno) [4] Berlin
1905
4 nov
Prinzeßin Rosine Bolten-Baeckers (Heinz) opé 2 Vienne, Danzers Orpheum [Berlin, Apollo Theater18 nov 1905]
1905 Bis früf um Fünfe Schönfeld (Alfred), Kren (Jean), Lippschitz (Arthur) [1] Berlin
1905 Hochoarterre links Schönfeld (Alfred), Kren (Jean), Lippschitz (Arthur) [1] Berlin
1905 Außsser Rand und Band Lindau (Carl); Antony (F.) [5] Vienne
1905 Blaue Bild (Das) Bolten-Baeckers (Heinz) fant Berlin
1906 Ihr Sechs-Uhr-Onkel Schönfeld (Alfred), Kren (Jean) [1] Berlin
1906 Wenn die Bombe platzt Schönfeld (Alfred), Kren (Jean), Lippschitz (Arthur) [1] Berlin
1906 Ein lustige Doppelehe Kraatz (Kurt), Schönfeld (Alfred) [1] Berlin
1908
11 sept
Donnerwetter, tadellos ! Freund (Julius) [6] Berlin
1908 Berlin so siehste aus ? opé Berlin
1908 Immer oben auf Schönfeld (Alfred), Kren (Jean), Buchbinder (Bernhard) [1] Berlin
1909
18 sept
Halloh! Die große Revue ! Freund (Julius) revue Berlin, Metropol Theater
1910 Nu hat’s geschnappt Sachs (Oskar) [7] Berlin
1911
25 mars
Grigri Bolten-Baeckers (Heinz), Neidhardt (Auguste) opé 3 Cologne, Metropoltheater [Vienne, Ronacher 12 fév 1915]
1° vf: Anvers 1913
2° vf: Paris 1924
1911 Champagner-Visionen Thiele-Leonardt (Helene) ballet Darmstadt
1913
5 nov
Casanova Glück (Jacques), Steinberg (Will) opé 3 Chemnitz, Stadttheater [2° version : Der König der Liebe, Dresde 1931]
1914 Fräulein Kadett Winkelmann (Julius), Steinberg (Wili) [8] Dortmund
1917 Pst! pst! Hasekl (Leonard), Steinberg (Willi) [8] Hambourg
1917 Stahl und Gold Leipziger (Leo) [19 Memel
1924 Einst und Jetzt ? revue Berlin
1931 König der Liebe (Der) Glück (Jacques), Steinberg (Will) opé 3 Dresde [1° version : Casanova, Chemnitz, Stadttheater 5 nov 1913]
1940
20 juil
Liebestraum (Ein) Erler (Alexander Oskar), Neumann (Max) opé Hambourg, Theater an der Reeperbahn

[1] “farce avec chansons”
[2] “ballet fantastique”
[3] “pièce folklorique avec chansons”
[4] “burlesque narratif”
[5] “burlesque avec chants”
[6] “grande revue annuelle en 9 tableaux”
[7] “farce berlinoise”
[8] “farce musicale”
[9] ‘image du temps en vers”

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