Tromb-Al-Ca-Zar

Jacques Offenbach (1819-1880)

 

Lors de la création de Tromb-Al-Ca-Zar ou « Les Criminels dramatiques », aux Bouffes-Parisiens, le 7 avril 1856, il y a presqu’un an que Jacques Offenbach a ouvert ce théâtre. Il s’est installé passage Choiseul et peut désormais faire représenter des ouvrages avec quatre personnages, mais toujours en un acte et sans chœurs. Pour cette nouvelle bouffonnerie musicale, il va subrepticement ajouter quatre danseuses et des comédiens, mais ceux-ci resteront muets pendant la représentation pour ne pas susciter l’ire de la censure. De plus, il a y Pradeau et Léonce, deux de ses meilleurs acteurs masculins et, pour le rôle de Gigolette, la jeune Hortense Schneider, une inconnue récemment révélée à Paris avec Le Violoneux, de Jacques Offenbach également.

Le succès de Tromb-Al-Ca-Zar fut tel, qu’une fois encore, Offenbach dut le produire aux Tuileries. La presse ne fut pas tendre pour le livret qui est mince et surtout prétexte à calembours. Il s’agit en fait d’une parodie amusante de la grandiloquence des opéras et drames de l’époque, et de ces personnages de brigands et de contrebandiers que l’on rencontre dans les opéras d’Auber.
La musique, elle, est d’une originalité, d’une verve et d’une gaîté qu’on reconnut dès le début et son succès s’est maintenu : à preuve, les innombrables emprunts fait à la partition.

— L’argument

Ignace vient de s’établir dans une auberge, près de Saint-Jean de Luz. Très peureux, il craint la visite du brigand espagnol Tromb-Al-Ca-Zar qui sévit dans les environs. Or, une troupe de comédiens ambulants, qui vient de se faire huer dans le bourg voisin, pénètre dons l’auberge, poursuivie par des gendarmes pour on ne sait quelle peccadille. Leurs propos, pleins d’allusions au répertoire mélodramatique du temps, et leurs costumes de théâtre qu’ils n’ont pas eu le temps de quitter, font croire à Ignace que les comédiens Beaujolais, Vert-panné et Gigolette constituent la troupe du farouche brigand.
Ignace croit bien reconnaître en la fausse brigande sa cousine Simplette, qu’il a abandonnée lâchement, mais il n’en est pas très sûr ; quant à Gigolette elle a parfaitement reconnu son traître de cousin. Après avoir terrifié à plaisir le jeune aubergiste, les comédiens finissent par l’enrôler dans leur troupe.

D’après Robert Pourvoyeur

— La partition

Ouverture – Récit et air « Ô rage, ô désespoir… oui, je suis Buridan » (Beaujolais) – Trio « Le crocodile, en partant pour la guerre » (Beaujolais, Gigolette, Vert Panné) – Trio « Détalons et fuyons » – Couplets « La gitana, ah !croyez bien ça » (Gigolette) – Trio « Le jambon de Bayonne » (Beaujolais, Gigolette, Vert Panné) – Quatuor « Un beau jour, l’heure ou l’aube se lève ». Final : introduction, valse et reprise du trio du « Jambon de Bayonne »

Fiche technique

Tromb-Al-Ca-Zar, ou Les criminels dramatiques
Bouffonnerie musicale en 1 acte de Charles Dupeuty et Ernest Bourget. Musique de Jacques Offenbach.
Création à Paris, théâtre des Bouffes-Parisiens (salle Choiseul), le 3 avril 1856. Avec :
Hortense Schneider (Gigolette), Léonce (Vert-Panné), Pradeau (Beaujolais), Rubel (Ignace).
G. Joubert, Editeur

Discographie

Intégrale 

Claudine Granger, Jacques Legrand, Albert Voli, Yerry Mertz. Orchestre de chambre de la RTBF, direction Alfred Walter
1 disque vinyl TLP 30cm 95003.  Réédité en CD sous les mêmes références.

— Références

Vous retrouverez Tromb-Al-Ca-Zar dans « Opérette » n° 57, 82 & 96. Si l’un de ces articles vous intéresse, vous pouvez le consulter en allant sur notre page « Revue “Opérette” »

Dernière modification : 11/03/2024

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