Le Barbier de Séville ou la précaution inutile, au Théâtre Le Lucernaire
mercredi 18 février 2026

Le Barbier de Séville ou la précaution inutile, au Théâtre Le Lucernaire

La joyeuse troupe Les Modits nous offre une reprise de la pièce célébrissime de Beaumarchais Le Barbier de Séville ou la précaution inutile.
Pour mémoire, Rosine, jeune fille orpheline est retenue captive par son tuteur, Bartholo qui entend bien l’épouser, épaulé par son cupide et intéressé bras droit, Basile. Mais elle tombe amoureuse d’un mystérieux amant, Lindor / le comte Almaviva , qui la courtise et va la délivrer avec l’aide de son ancien valet, Figaro.

Barbier 1
© Chang Martin

Dès le début, l’ambiance est donnée à la fois par un fond musical de guitare solo pendant l’entrée du public et par l’apparition de Rosine dansant de dos sur un air de Flamenco. Çà y est, la troupe a emmené le public en Andalousie. Et la pièce se déroule dans une mise en scène enjouée, virevoltante. Pas de temps morts, les lumières bien pensées, harmonieuses, servent habilement les personnages. Les costumes sont superbes. Les changements de décor sont fluides, réalisés efficacement et rapidement par les comédiens. Tous sont à l’unisson et s’en donnent à cœur joie dans une complicité palpable. Grâce à leur talent, leurs personnages sont passionnés, amoureux, fous, névrosés, cupides, apeurés, aveuglés, maladroits, talentueux. Le jeu laisse place à des passages musicaux chantés qui viennent ponctuer l’œuvre. Tous chantent avec plus ou moins de bonheur (les sérénades à la guitare mériteraient d’être retravaillées) ; mention spéciale à Justine Vultaggio, metteure en scène et chanteuse lyrique, qui donne la pleine mesure de son talent lyrique a capella.

Barbier 2
© Chang Martin

Avec les rires déclenchés par les mimiques et le texte, bien servi par les comédiens, se jouent des enjeux très actuels avec l’émancipation d’une femme combative et déterminée et finalement indépendante.

Mélusine
18 février 2026

Le Barbier de Séville, ou La Précaution inutile

Mise en scène : Justine Vultaggio assistée d’Alexis Rocamora – Musique : Mathieu Rannou – Lumières : Raphaël Bertomeu – Costumes : Marion François – Décor : Marion Canivet.
Avec :
Arthur Guezennec (Figaro) – Victor O’Byrne (Le comte Almaviva) – Michaël Giorno-Cohen (Bartholo) – Justine Vultaggio (Rosine) – Alexis Rocamora (Basile).

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