Eric Faury, baryton-martin

Eric Faury, baryton-martin

Eric Faury est né dans une famille où l’art lyrique est du domaine du quotidien. Il est bien jeune lorsqu’il se rend pour la première fois au Grand Théâtre de Bordeaux où, peu à peu, il se familiarise avec le répertoire lyrique, opérette et opéra, pour lequel il se passionne immédiatement. Il étudie le chant au Conservatoire de Bordeaux où il obtient ses prix. Puis il est admis à l’école de l’Opéra de Paris. Là, comme il montre de belles qualités dans les aigus, on lui fait travailler les ténors et chanter Rigolettoou La Traviata... Erreur d’appréciation bientôt rectifiée et Eric Faury chante désormais dans sa tessiture naturelle, c’est-à-dire qu’il interprète les rôles de baryton-martin.

Eric Faury a délibérément choisi de faire carrière en opérette. C’est Raymond Duffaut, directeur de l’Opéra d’Avignon, qui lui donne sa première chance. Bientôt on le retrouve au Grand-Théâtre de Bordeaux et sur toutes les scènes de France où il se taille une belle popularité : “M. Eric Faury chante fort bien. (…) Sa voix est large, sa présence parfaite. Il a fort bien interprété les principales romances de la partition de Vincent Scotto notamment “Ce soir mon amour” et la fameuse prière”. (“Violettes Impériales” à Toulon, G. Verdier).

Ses rôles préférés : les viennois ; il n’hésite jamais à apprendre un ouvrage long et difficile même lorsqu’au départ on ne lui propose qu’un nombre restreint de représentations.
L’opérette classique lui est également chère : Les Cloches de Corneville bien sûr, mais également La Fille de Madame Angot, La Mascotte et évidemment Offenbach dans des ouvrages comme La Fille du Tambour Major ou La Vie Parisienne. Dans la lignée des Michel Dens, il a mis Sou-Chong du Pays du Sourire à son répertoire.

Eric Faury aime interpréter les personnages romantiques. Ses incursions dans l’opérette moderne sont donc assez rares; mais on l’a remarqué à Reims et Lille dans La Toison d’Or, un Lopez qui mériterait d’être représenté plus souvent.

Il a repris des succès de Mogador le plus souvent dans de nouvelles productions : Vienne chante et danse ou Violettes Impériales. Du même répertoire, il a également chanté Les Amants de Venise, aujourd’hui rarement montés En 1996, il a repris Douchka sur plusieurs scènes françaises. L’occasion pour lui de s’investir pour la première fois dans la mise en scène.

Jean-Claude Fournier

Références

Vous retrouverez Eric Faury dans “Opérette” n° 95, 99, 105, 106, 117 et 121. Si l’un de ces articles vous intéresse, vous pouvez le consulter en allant sur notre page “Anciens numéros”

Dernière modification : 23/02/2024

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