C’est la rencontre improbable entre un égoutier chaussé des bottes indispensables à l’exercice de sa profession et une princesse élégante et raffinée, et l’amour naît à partir d’un quiproquo…
Nous avons déjà chroniqué ce spectacle (n°183 de la revue Opérette, disponible sur ce site). Il faut bien admettre que la terrible canicule qui régnait sur Paris n’a favorisé ni le déplacement des spectateurs, rendus quelque peu apathiques, ni la dynamisme des comédiens, dont Geoffroy Bertran, également directeur de la compagnie Fortunio et qui en a perdu la voix ; qu’à cela ne tienne, il a dit son texte et a été doublé pour le chant… une performance sur une aussi petite scène, très proche des spectateurs.

Le livret totalement burlesque de Franc-Nohain, plein d’humour et parfois un peu égrillard, contraste avec la musique raffinée de Terrasse, notamment dans le désopilant « tout à l’égout », qui offre à la princesse l’occasion de se lancer dans une envolée lyrique du plus bel effet.
C’est un acte très court, qui se déroule entièrement dans un magasin de chaussures, avec son propriétaire, la princesse et le prince, lequel recherche dans toute la ville le porteur d’une botte qui lui a laissé une énorme empreinte sur le postérieur, tout en s’autorisant à lutiner la princesse, laquelle a bien aimé d’ailleurs… on l’aura deviné, c’est un égoutier ! Mais évidemment, tout finit bien.
Les interprètes ont su se dépasser malgré les circonstances climatiques peu favorables, en particulier Marina Ruiz, qui est presque toujours sur scène et dont les qualités vocales sont indéniables.
Indigo
25 juin 2026
La Botte secrète, Claude Terrasse
Mise en scène et décor : Geoffroy Bertran – Piano et direction musicale : Romain Vaille
Distribution :
Marina Ruiz – Brice Poulot – Xavier Meyrand – Geoffroy Bertran – Joël Roesse

