Mozart, c’est Camille de Léobardy qui, dans un seule-en-scène, raconte le dernier voyage de Mozart à Paris, alors qu’il est oublié de tous car seule subsiste la mémoire de sa son premier séjour, alors qu’il était un enfant prodige et charmeur de 7 ans.
En 1778, il a 22 ans, il est devenu un compositeur qui veut se faire admirer et faire aimer son œuvre, mais c’est un douloureux échec. Il réussit cependant, pendant une brève période, à faire entendre ses compositions, et même à avoir des commandes, à enseigner, mais cela ne durera pas et il doit se résigner à repartir pour Salzbourg, sans sa mère, morte pendant son séjour parisien. Il ne reviendra jamais à Paris, mais ce voyage raté l’a toutefois bien décidé à devenir célèbre tout en continuant à chérir l’indépendance et la liberté auxquelles il est plus que jamais attaché… mais on sait que le temps lui sera compté.

Passée la surprise de découvrir Mozart interprété par une femme, on tombe très vite sous l’emprise de cette comédienne aux talents multiples : non seulement elle se montre une excellente pianiste, mais elle chante, et fort bien, et surtout, drapée dans une robe de chambre lumineuse, elle accompagne tout le déroulé de la pièce d’une impressionnante gestuelle, presque une chorégraphie, qui la conduit à interpréter divers personnages, au fil des rencontres de Mozart, avec des mimiques très expressives et un dynamisme bondissant qui n’est pas sans rappeler Amadeus, le film de Milos Forman. Et comme c’est elle qui a mis en scène ce spectacle, en s’inspirant de la correspondance de Mozart, il n’est pas étonnant d’y trouver à la fois justesse d’interprétation et tendre complicité.
Du 23 avril au 6 juin 2026, les représentations ont lieu les jeudis, vendredis et samedis à 21h.
Indigo
24 avril 2026

